Hamas, Chypre, Benoît XVI, Kemal Dervish

Publié le par Famagouste

La Turquie réclame modération au Hamas et patience à la communauté internationale.
Le Premier ministre turc a réagi à la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes. Lors d’une conférence de presse organisée à Davos, en marge du Forum économique mondial, M. Erdogan a appelé la communauté internationale à faire preuve de patience, afin de voir dans quel sens le Hamas orienterait sa politique.
« La démocratie est un régime de tolérance », a-t-il déclaré selon le Turkish Daily News, soulignant la nécessité de respecter le choix fait par les Palestiniens. Un message que le chef du gouvernement turc a voulu faire passer conjointement avec Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU, avec lequel il a analysé les résultats des élections législatives palestiniennes.
Se voulant résolument optimiste sur la capacité du Hamas à œuvrer dans le sens de la modération, le chef du gouvernement turc a attiré l’attention sur l’éventualité évoquée par le Hamas d’un gouvernement de coalition avec le Fatah, le grand battu de ce scrutin. « Les résultats des élections montrent que le Hamas peut occuper seul le pouvoir », a souligné M. Erdogan, selon le Turkish Daily News, ajoutant cependant qu’une coalition entre le Hamas et le Fatah serait un événement important en termes de coopération et de démocratie.
M. Erdogan a néanmoins appelé le Hamas à renoncer au terrorisme et à sa politique de non reconnaissance de l’Etat d’Israël. « Le Hamas, qui va gouverner, devrait abandonner ses habitudes du passé », a déclaré le Premier ministre turc.
Un message relayé par les ministres turc et britannique des Affaires étrangères, Abdullah Gül et Jack Straw, qui ont chacun lancé un appel au Hamas. Espérant du mouvement palestinien qu’il adopte une attitude « responsable », M. Gül a indiqué que s’il continuait le processus de paix, il recevrait le soutien de la communauté internationale. De même, M. Straw, qui souligne la nécessité de respecter le résultat d’élections démocratiques, avertit le Hamas qu’il se trouve face à un « choix clair ». « Les gens des territoires occupés devraient savoir qu’une solution ne peut passer que par des négociations avec Israël », a-t-il déclaré selon le Turkish Daily News.
Cette problématique de la transformation du Hamas, Yusuf Kanli l’aborde dans son éditorial du Turkish Daily News intitulé “ Victoire du Hamas : revers ou opportunité ? ”. Constatant le « changement de climat » intervenu au Proche-Orient, en quatorze mois, après la mort de Yasser Arafat, la fin subite de la carrière politique d’Ariel Sharon et la défaite du Fatah aux élections palestiniennes, Yusuf Kanli s’interroge sur les conséquences de la victoire du Hamas. « Si le Hamas adopte une posture de défiance et renonce à abandonner le terrorisme, c’est un avenir sombre qui frappe à la porte du peuple palestinien et de toute la région, écrit-il, car ces développements feront tache d’huile sur les autres mouvements radicaux à travers le Moyen-Orient. Mais si le Hamas choisit la raison et saisit l’opportunité de devenir un mouvement politique civil et pacifique, désireux de conclure un compromis avec Israël, le groupe radical qui effraie nombre d’entre nous aujourd’hui peut effectivement offrir une perspective de paix. »
La principale tâche du Hamas sera donc de « se transformer en un puissant mouvement pour la paix avec Israël ». D’un autre côté, souligne l’éditorialiste, la communauté internationale devra « modifier son approche » à l’égard du Hamas, si elle veut voir le mouvement radical « mettre un bémol à sa rhétorique guerrière et affronter les réalités politiques ». Et s’il ne faut pas s’attendre à de tels changements « du jour au lendemain », il ne faudrait toutefois pas être choqué de voir les Européens ou les Américains traiter avec le Hamas dans quelques mois, « à condition que le mouvement radical palestinien entame une évolution vers une organisation politique non-violente ».
Une transformation dont dépend l’avenir du processus de paix, aux yeux de bon nombre de ses observateurs et de ses acteurs. Et en premier lieu de la Turquie. A Davos, M. Erdogan a rappelé que la Turquie était prête à jouer le rôle de médiateur pour faciliter le processus de paix. Il a même indiqué qu’il avait discuté de cette question en compagnie du président pakistanais Pervez Musharraf.
En ce début 2006, la Turquie est intéressée, peut-être plus que tout autre pays, à la métamorphose d’un Hamas en organisation non violente reconnaissant l’Etat d’Israël. Rappelons que début janvier, Abdullah Gül et son homologue israélien Silvan Shalom signaient un mémorandum pour la relance, sous la direction de l’Union des Chambres turques d’Import-Export, de l’activité de la zone industrielle d’Erez, dans la bande de Gaza. Un projet porteur de la création de cinq à dix mille emplois pour les Palestiniens, dans une région où le désespoir s’enracine aussi dans la pauvreté.
Mais il suffirait d’une radicalisation du Hamas, d’une série d’attentats anti-israéliens, pour que ce projet d’essence turque batte sérieusement de l’aile. Au contraire, une inflexion de la ligne politique du mouvement sorti vainqueur des urnes permettrait à Ankara d’entrevoir un succès à l’échelle régionale, qui pourrait se traduire par une élévation du niveau de vie des Palestiniens ainsi qu’une accalmie dans le conflit israélo-palestinien. D’où le double appel lancé par la Turquie au Hamas et à la communauté internationale : modération pour les premiers, patience pour la seconde.
Affirmant de jour en jour sa vocation de puissance régionale, la Turquie, en cas de bon résultat à Erez, tenterait probablement de faire fructifier son succès, auprès des Américains et des Européens, sur le mode du marchandage. Le tout est de savoir sur quel front et aux dépens de qui. On pense bien évidemment, en premier lieu, aux Kurdes et aux Arméniens. Tel est, sans doute, l’un des enjeux majeurs de ce pari sur la paix que fait la Turquie au Proche-Orient.

Chypre : Jack Straw chahuté par les uns, honoré par les autres.
L’initiative de la Turquie sur Chypre, que nous évoquions la semaine dernière, est au centre des débats, depuis le 24 janvier, entre toutes les parties concernées. Rappelons que le plan d’action en dix points d’Ankara envisage l’ouverture des ports et aéroports turcs aux bateaux et avions chypriotes grecs, en contrepartie de l’adoption de mesures destinées à alléger l’isolement des Chypriotes turcs. La Turquie propose l’organisation d’ici à juin 2006 d’un sommet placé sous les auspices des Nations unies réunissant la Turquie, la Grèce, les Chypriotes turcs et les Chypriotes grecs, afin de finaliser ces propositions et discuter de leur mise en œuvre.
Un débat sur Chypre réactivé non seulement par l’annonce de ce plan, mais aussi par la visite concomitante du ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, dans les principales capitales concernées. Celui-ci a effectué une tournée à Chypre, en Turquie et en Grèce, pour évaluer les perspectives de relance des pourparlers sur la réunification de l’île.
Faisant de la nécessité d’accomplir des progrès sur la question de Chypre l’une de ses priorités pour 2006, Jack Straw a estimé que l’initiative turque « mérite d’être prise au sérieux ». « La situation actuelle est mauvaise pour Chypre, pour la Méditerranée orientale et pour l’Union européenne », a déclaré le secrétaire d’Etat au Foreign Office, qui attend notamment des avancées sur la question de la levée de l’isolement des Chypriotes turcs. « Il en va de notre intérêt à nous tous de rapprocher les Chypriotes turcs de l’Union européenne », a-t-il souligné selon le Turkish Daily News.
Un Jack Straw qui a été accueilli très froidement – c’est le moins que l’on puisse dire – par la population chypriote grecque. Des manifestants qui protestaient contre sa rencontre avec le leader chypriote turc Mehmet Ali Talat l’ont interpellé aux cris de “Rentrez chez vous !”, brandissant des images le représentant avec un fez sur la tête. D’autres ont jeté des œufs sur la voiture de M. Straw, au moment où il sortait de son entrevue avec son homologue chypriote George Iacovou, le seul officiel chypriote grec de haut rang à avoir rencontré le chef de la diplomatie britannique.
« Je ne vois rien de nouveau dans ce plan », avait déclaré le président chypriote Tassos Papadopoulos après la présentation du plan par Abdullah Gül. « Ce sont des propositions que la Turquie avait faites en 2004, et je crois qu’elles ne sont rien d’autre pour elle qu’une tentative de se soustraire à ses obligations à l’égard de Chypre et de l’UE dans le cadre de ses négociations. »
Ce sentiment de déjà vu, on le retrouve dans l’écho renvoyé par la diplomatie grecque au plan d’Ankara. Reçu à Athènes pour la troisième et dernière étape de sa tournée, Jack Straw a pu apprécier la tiédeur de la réaction du ministre grec des Affaires étrangères. « Le gouvernement grec a étudié très attentivement les propositions turques. Elles ne diffèrent pas beaucoup des propositions précédentes formulées en mai dernier, lesquelles n’avaient abouti nulle part », a déclaré Petros Molyviatis.
A Ankara, où il effectuait la deuxième étape de sa tournée, Jack Straw a été très prudent sur la question de savoir si ce plan d’action proposé par la Turquie allait modifier la position commune de l’Union européenne quant à l’ouverture sans condition des ports et aéroports turcs aux Chypriotes grecs. Selon le Turkish Daily News, il a répondu qu’il incombait à la Commission européenne de décider si la Turquie répondait aux critères requis pour son adhésion, ajoutant toutefois que le plan d’action turc contribuerait à améliorer le climat parmi les 25 Etats membres.
Jack Straw a été particulièrement honoré durant sa visite en Turquie. A Istanbul, l’Association des Industriels et Hommes d’Affaires turcs (le TÜSIAD) lui a décerné – comme le rapporte Hürriyet – le Prix du Bosphore pour l’Entente Européenne, pour sa contribution au démarrage des négociations d’adhésion entre la Turquie et l’Union européenne. Créée en 2003, cette récompense salue les personnes ou les institutions qui s’efforcent de surmonter les difficultés qui se dressent sur la route de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
A Ankara, Jack Straw a reçu les louanges de son homologue turc Abdullah Gül, pour avoir fait le geste « courageux » de rencontrer le leader chypriote turc Mehmet Ali Talat, en dépit de la vague de protestations que cette visite a soulevée chez les Chypriotes grecs.
Une visite considérée comme « un geste très important » par Mehmet Ali Birand, qui voit dans l’initiative de Jack Straw un message adressé aux Chypriotes grecs et à la communauté internationale. « Il a montré à tout le monde qu’il reconnaissait en Chypre un pays où existent deux peuples et deux régions », a souligné le chroniqueur du Turkish Daily News. Mais il faut aller plus loin, écrit-il en substance. Rappelant les visites similaires effectuées à Chypre-Nord par des membres du Congrès américain et des députés européens, Birand réclame aujourd’hui des « mesures concrètes », car le problème de Chypre « ne pourra être résolu par des gestes ».
Pour Mehmet Ali Birand, la Turquie, en proposant son plan, a « rompu le silence qu’elle avait observé depuis le plan Annan de 2004, rejeté par les Chypriotes grecs ». Le plan d’action turc « ne vise pas à résoudre le problème de Chypre », mais plutôt à « restaurer la confiance entre les parties », et surtout à « affirmer que les ports et aéroports turcs ne s’ouvriront pas aux bateaux et avions chypriotes grecs sans contrepartie ». D’après Birand, le personnage-clé dans cette affaire est Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies. Si celui-ci, dont le mandat expire fin 2006, approuve l’initiative turque et réussit à mettre sur pied en juin prochain le sommet quadripartite réunissant Turcs, Grecs, Chypriotes turcs et Chypriotes grecs, « la Turquie aura atteint son objectif », estime Birand.
Justement, Kofi Annan a évoqué la question chypriote avec Recep Tayyip Erdogan, vendredi 27 janvier à Davos, en marge des travaux du Forum économique mondial organisé tous les ans dans la cité helvétique. Selon la chaîne de télévision NTV, M. Erdogan a déclaré que le secrétaire général des Nations unies avait appréhendé de façon positive le plan d’action en dix points d’Ankara. Lorsqu’il aura examiné le plan dans le détail et terminé son évaluation, une nouvelle rencontre sera organisée entre MM. Annan et Erdogan, à une date et dans un lieu qui restent à déterminer.
Selon le Turkish Daily News, un officiel chypriote grec de haut rang a révélé que Kofi Annan a annoncé aux leaders chypriotes grecs et turcs son intention de redémarrer les pourparlers de paix après les élections législatives de mai prochain à Chypre.
Dans les colonnes de Milliyet, Güneri Civaoglu se demande si le plan annoncé par Abdullah Gül relève d’une « tactique » s’inscrivant dans une stratégie plus large, ou s’apparente à une mesure bouche-trou, qui n’aurait pour seul résultat que de gagner quelques mois. « Quelle serait l’utilité pratique de poser une série de conditions (…) à l’ouverture de nos ports et aéroports aux bateaux et avions chypriotes grecs, alors que la Turquie s’est déjà engagée à le faire en signant le Protocole additionnel de l’UE ? », écrit le chroniqueur de Milliyet.
Plus sévère, encore, est le chroniqueur du quotidien chypriote turc Afrika, Mehmet Levent, pour qui le deal proposé par Ankara – levée de l’isolement de Chypre-Nord contre ouverture des ports et aéroports turcs aux Chypriotes grecs – résonne « comme une vieille rengaine depuis un an ». Rien de nouveau, donc, hormis un élément, mais de taille : l’article 3 du plan d’action d’Ankara, qui évoque « l’ouverture des ports de Chypre-Nord, y compris ceux de Famagouste, Kyrenia et Karavostassi, au trafic international de marchandises, de personnes et de services, sous direction chypriote turque ».
L’élément nouveau, c’est l’adjonction de Karavostassi à la liste des ports de Chypre-Nord. « Peut-être est-ce la première fois que vous entendez que Karavostassi est un port », ironise l’éditorialiste d’Afrika. En réalité, ce trait d’humour vise à confirmer les informations que nous vous révélions la semaine dernière, à savoir que les Etats-Unis seraient bien en train de construire une base militaire dans la baie de Morphou, à Karavostassi précisément, en vue notamment d’assurer la maintenance et la réparation des navires de guerre de la Sixième Flotte américaine patrouillant en Méditerranée. « Abdullah Gül, sciemment ou pas, volontairement ou pas, a confirmé cette information, souligne Mehmet Levent. Ils tentent donc de faire avaler cette couleuvre dans le chapitre du plan d’action consacré aux ports. »
Un projet américain qui n’est certes pas le meilleur moyen d’envisager un éventuel rapprochement entre Nicosie et Washington, d’autant que les Etats-Unis, par la voix du Département d’Etat, ont pris soin de saluer le plan d’action d’Ankara. Conséquence, sans surprise : le président chypriote Papadopoulos annonçait en début de semaine qu’il refuserait de rencontrer Matthew Bryza, le vice secrétaire d’Etat adjoint américain chargé des affaires européennes et eurasiennes, dont la visite à Chypre est prévue courant février.
Et ce n’est pas l’attitude inflexible de M. Erdogan qui risque d’adoucir le climat : le week-end dernier, le Premier ministre turc subordonnait une fois de plus l’approbation par le Parlement turc du protocole additionnel sur l’extension de l’Union douanière à Chypre à la levée de l’isolement imposé à Chypre-Nord.
On ne s’étonnera guère, dès lors, de voir le ministre chypriote des Affaires étrangères, George Iacovou, brandir le spectre du veto dans les négociations euro-turques. « Il y a 36 chapitres qui feront l’objet de négociations avec la Turquie durant le processus d’adhésion à l’UE, et l’aval de Chypre est nécessaire pour l’ouverture et la clôture de chaque chapitre », a-t-il déclaré dans une interview au quotidien chypriote grec Simerini, citée par le Turkish Daily News. « De plus, a-t-il ajouté, la République de Chypre peut contrôler le rythme, le contenu et les progrès des négociations avec les candidats, comme le font d’autres pays membres. Si besoin est, nous opposerons notre veto. Par exemple, la Turquie, qui s’est engagée à ne pas utiliser son droit de veto contre l’adhésion de Chypre à des organisations internationales, en a fait usage à trois reprises. Face à une Turquie qui utilise son droit de veto, y aura-t-il quelqu’un pour juger illogique notre droit d’opposer un veto durant les pourparlers avec l’UE sur tel ou tel chapitre ? Qui osera nous condamner ? ».

EN BREF…
- Le Pape Benoît XVI se rendra probablement en visite en Turquie en novembre prochain, selon l’Archevêque Gennadios di Massima, le représentant de l’Eglise grecque orthodoxe au Vatican. Il a indiqué selon le Turkish Daily News que les milieux gouvernementaux turcs n’envoyaient plus de signaux montrant leur opposition à cette visite, initialement prévue en novembre 2005. Le Patriarche grec orthodoxe de Turquie, Bartholomée Ier, avait invité Benoît XVI à assister aux célébrations de la Fête de St-André, qui tombe le 30 novembre. Dans un souci de court-circuiter le Patriarche grec orthodoxe, le ministère turc des Affaires étrangères avait immédiatement annoncé que le président turc Sezer invitait le Pape à se rendre en Turquie courant 2006. L’invitation lancée par Bartholomée Ier avait alors donné lieu à une polémique, Recep Tayyip Erdogan allant même jusqu’à dire que la date de la visite serait fixée, conformément au protocole, par la partie invitante, c’est-à-dire le président Sezer.
- Selon la chaîne de télévision turque NTV, le nombre des plaintes déposées contre la Turquie auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme était en diminution en 2005. Au nombre des plaintes, avec 2 244 recours, la Turquie était ainsi redescendue de la quatrième à la sixième place, soit derrière la Russie (8 781 plaintes), la Pologne, la Roumanie, la France et l’Ukraine. La Turquie est largement en tête, en revanche, du nombre de verdicts rendus et de condamnations prononcées en 2005 par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, avec 290 décisions la concernant, contre 120 pour l’Ukraine, 105 pour la Grèce, 83 pour la Russie et 79 pour l’Italie. Sur ces 290 décisions, la Cour Européenne a jugé que la Turquie avait violé, dans 269 cas, au moins un article de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
- Le directeur du Programme de Développement des Nations unies et ancien ministre turc de l’Economie Kemal Dervish serait candidat, selon Radikal, à la succession de Kofi Annan au poste de secrétaire général de l’ONU. Le quotidien turc rapporte que le Los Angeles Times cite le nom de M. Dervish comme l’un des candidats pressentis. Radikal ajoute qu’après Boutros Boutros-Ghali, du Moyen-Orient et Kofi Annan, d’Afrique, « le moment est venu d’avoir un candidat asiatique ». Parmi les autres noms cités, relevons ceux du vice-premier ministre thaïlandais Sathirathai, d’un ancien haut fonctionnaire sri-lankais à l’ONU Dhanapala, de la présidente de Lettonie Vike-Freiberga, de l’ancien président polonais Kwasniewski et de l’ambassadeur de Jordanie à l’ONU Raad Husseïn.

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