Elargissement : Chypre cède, la Turquie passe la première étape
Le premier chapitre des négociations de l’adhésion de la Turquie à l’UE est conclu. Les chefs de la diplomatie des 25 Etats membres, réunis à Luxembourg, ont réussi à convaincre Chypre de ne pas s'opposer au lancement concret des pourparlers avec Ankara.
| Les 25 ministres des affaires étrangères de l’UE et le premier ministre turc Abdullah Gul sont parvenus, lundi 12 juin, à un accord sur la clôture du premier des 35 chapitres de négociation de l’adhésion turque concernant la science et la recherche. Le compromis avec la République grecque de Chypre n’a pas été évident à trouver mais après de longues discussions, chacune des parties est repartie satisfaite. Le contrat est le suivant : la Turquie est autorisée à passer à la deuxième étape du processus d’adhésion, si et seulement si, elle s’engage à mettre en œuvre le plus rapidement possible le protocole d’Ankara qui l’oblige à inclure la partie sud de l’île méditerranéenne dans son union douanière au même titre que les 25 autres Etats de l’UE. Cependant cette fois, contrairement à l’époque où la Turquie avait signé le protocole, l’UE a précisé dans un document officiel, qu'un manquement de la Turquie à ses obligations "affectera les progrès généraux dans les négociations" et que la clôture du premier chapitre n'est que provisoire. Même si, comme l’a remarqué le ministre des affaires étrangères tchèque, Cyril Svoboda, ce premier chapitre ne posait aucun problème politique, l’UE doit se préparer à d’autres débats sérieux et délicats concernant l’adhésion de la Turquie. Le processus, si il aboutissait, pourrait durer encore 10 à 15 ans. Les 25 en ont profité pour entamer les négociations de ce premier chapitre "sciences et technologies" avec l’autre candidat à l’adhésion, la Croatie, pourparlers qui devront se clore beaucoup plus rapidement et sans problèmes. |
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