Erdogan boycotte une conférence de presse à cause d'une journaliste kurde
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a refusé de prendre part mardi à une conférence de presse à Copenhague à cause de la présence d'une journaliste kurde, correspondante de la chaîne de télévision kurde Roj TV, a déclaré le chef du gouvernement danois Anders Fogh Rasmussen.
Ankara considère cette chaîne basée au Danemark comme la porte-parole de la rébellion armée kurde en Turquie.
"Je regrette profondément la réaction du Premier ministre Erdogan,qui pense que cette chaîne incite au terrorisme et qu'elle est utilisée par le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne", a affirmé M. Rasmussen devant la presse, à l'issue d'un déjeuner de travail avec le dirigeant turc.
"Je comprends bien le sentiment des Turcs face à la terreur, d'autant que le Danemark est un acteur actif dans la lutte contre le terrorisme. Mais je n'ai pas de base légale ni de souhait d'interdire à un journaliste au Danemark d'être présent à une conférence de presse et poser des questions aux hommes politiques", a-t-il précisé.
M. Rasmussen a indiqué que "la police (danoise) mène depuis longtemps une enquête au sujet de Roj TV, et elle poursuit ses investigations".
"Je n'ai pas de moyens d'intervenir et de m'immmiscer dans le travail de la police tant que cette enquête se poursuit", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre danois a à ce sujet exhorté la Turquie à respecter tous les critères d'adhésion y compris celui de la liberté d'expression si elle espère un jour rejoindre l'Union européenne.
Cette question a été un thème de discussion entre M. Rasmussen et M. Erdogan, invité dans la capitale danoise par l'Assemblée parlementaire de l'Otan qui y a tenu sa 51ème session du 11 au 15 novembre.
"Nous voyons les choses de manière fondamentalement différente. Et là nous faisons face à des questions de principe où je ne veux absolument pas bouger d'un millimètre ni faire de compromis dans le domaine de la liberté d'expression", a-t-il souligné.
Pour le Premier ministre danois, "les gouvernements ne doivent pas, en aucune façon, chercher à influencer les médias. La presse doit être complètement libre et indépendante. C'est le principe de base de la démocratie danoise".
"Je pense que la Turquie (...) est obligée d'admettre qu'il y a des conditions précises qui doivent être remplies si elle souhaite un jour être membre de l'Union européenne" selon M. Rasmussen.
Pour sa part, lors d'un débat public, organisé par le quotidien danois Politiken (centre-gauche), M. Erdogan a estimé que "la liberté d'expression ne devait pas signifier qu'on a une liberté infinie de dire des choses qui violent l'intégrité des autres".
"La liberté se termine là où commence celle des autres. Si nous ne nous respectons pas mutuellement, cela conduirait au chaos et à des événements indésirables", a-t-il affirmé.
Selon lui, "le respect d'autres cultures et religions a toujours existé en Turquie", constatant qu'"aujourd'hui, quelques pays européens ont trop de préjugés, --c'est-à-dire des attitudes hostiles --nés de l'ignorance des minorités et des cultures que l'on juge".
"Tout acte qui viole les symboles nationaux ou religieux est dangereux et ne doit pas avoir lieu au nom des droits de l'Homme", a-t-il ajouté.
Ankara considère cette chaîne basée au Danemark comme la porte-parole de la rébellion armée kurde en Turquie.
"Je regrette profondément la réaction du Premier ministre Erdogan,qui pense que cette chaîne incite au terrorisme et qu'elle est utilisée par le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne", a affirmé M. Rasmussen devant la presse, à l'issue d'un déjeuner de travail avec le dirigeant turc.
"Je comprends bien le sentiment des Turcs face à la terreur, d'autant que le Danemark est un acteur actif dans la lutte contre le terrorisme. Mais je n'ai pas de base légale ni de souhait d'interdire à un journaliste au Danemark d'être présent à une conférence de presse et poser des questions aux hommes politiques", a-t-il précisé.
M. Rasmussen a indiqué que "la police (danoise) mène depuis longtemps une enquête au sujet de Roj TV, et elle poursuit ses investigations".
"Je n'ai pas de moyens d'intervenir et de m'immmiscer dans le travail de la police tant que cette enquête se poursuit", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre danois a à ce sujet exhorté la Turquie à respecter tous les critères d'adhésion y compris celui de la liberté d'expression si elle espère un jour rejoindre l'Union européenne.
Cette question a été un thème de discussion entre M. Rasmussen et M. Erdogan, invité dans la capitale danoise par l'Assemblée parlementaire de l'Otan qui y a tenu sa 51ème session du 11 au 15 novembre.
"Nous voyons les choses de manière fondamentalement différente. Et là nous faisons face à des questions de principe où je ne veux absolument pas bouger d'un millimètre ni faire de compromis dans le domaine de la liberté d'expression", a-t-il souligné.
Pour le Premier ministre danois, "les gouvernements ne doivent pas, en aucune façon, chercher à influencer les médias. La presse doit être complètement libre et indépendante. C'est le principe de base de la démocratie danoise".
"Je pense que la Turquie (...) est obligée d'admettre qu'il y a des conditions précises qui doivent être remplies si elle souhaite un jour être membre de l'Union européenne" selon M. Rasmussen.
Pour sa part, lors d'un débat public, organisé par le quotidien danois Politiken (centre-gauche), M. Erdogan a estimé que "la liberté d'expression ne devait pas signifier qu'on a une liberté infinie de dire des choses qui violent l'intégrité des autres".
"La liberté se termine là où commence celle des autres. Si nous ne nous respectons pas mutuellement, cela conduirait au chaos et à des événements indésirables", a-t-il affirmé.
Selon lui, "le respect d'autres cultures et religions a toujours existé en Turquie", constatant qu'"aujourd'hui, quelques pays européens ont trop de préjugés, --c'est-à-dire des attitudes hostiles --nés de l'ignorance des minorités et des cultures que l'on juge".
"Tout acte qui viole les symboles nationaux ou religieux est dangereux et ne doit pas avoir lieu au nom des droits de l'Homme", a-t-il ajouté.
AFP - 15 novembre 2005
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