Pour Merkel, l'UE doit mettre fin aux promesses d'adhésion
La chancelière allemande Angela Merkel a estimé, vendredi, qu'à l'avenir l'Union Européenne ne pourrait "plus se permettre de faire des promesses d'adhésion", réaffirmant privilégier la progression de l'intégration des nouveaux membres à un nouvel élargissement.
"Je pense que dans un proche avenir nous ne pourrons plus nous permettre de faire des promesses fermes sur des nouvelles adhésions", a-t-elle affirmé au cours d'un forum sur l'avenir de l'Europe. La conservatrice Angela Merkel, dont le pays assumera la présidence de l'UE au premier semestre 2007, a cité expressément les pays des Balkans et l'Ukraine.
"Je sais qu'il y a d'autres avis, notamment du côté de notre voisin polonais", mais "on ne peut pas tout faire, à la fois miser sur la promotion de l'intégration des pays membres et vouloir l'élargissement", a-t-elle souligné. "Il faut que les contours à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Europe soient plus nets", afin que l'UE soit "capable de travailler" et de faire face à la concurrence, a-t-elle souligné.
L'Allemagne est partisane d'un "partenariat privilégié" entre la Turquie et l'Union européenne, et non d'une adhésion à part entière. Mme Merkel a demandé que la Turquie respecte ses obligations vis-à-vis de Chypre. La question de l'île divisée depuis 1974, dont la moitié méridionale est entrée dans l'UE en 2004, perturbe les relations entre Ankara et l'Union européenne.
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