Turquie : un si long chemin ?
«La Turquie a encore un long chemin à faire, d'autant plus long que l'Union européenne se prépare à franchir une étape supplémentaire dans l'affirmation de ses valeurs». C'est ce que déclare Jacques Chirac dans une lettre au Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), que celui-ci vient de rendre publique.
Chirac poursuit dans sa lettre : «[avec la Constitution européenne] pour la première fois de son histoire, les droits et les libertés seront reconnus par l'Union européenne elle-même et garantis à tous les citoyens européens». Ainsi, «ils s'imposeront à tous les Etats-membres, qu'il s'agisse du pluralisme, de la non-discrimination, de la tolérance, de la justice, de la solidarité, de l'égalité entre les femmes et les hommes, du respect des minorités». La France «ne saurait transiger avec ces valeurs et ces principes», assure Jacques Chirac.
C'est doublement FAUX :
1) Tous ces droits et libertés sont déjà contenus dans les "critères politiques de Copenhague". Or la Commission européenne et les chefs d'Etat et de gouvernement ont estimé que la Turquie y répondait "suffisamment" et ils ont autorisé le 17 décembre 2004, sur cette base, l'ouverture de négociations avec Ankara le 3 octobre prochain.
2) La Constitution ne fera franchir à l'Europe aucune étape supplémentaire dans l'affirmation de ses valeurs. Bien au contraire, elle "transige" avec ce qui fait son identité même : sa culture et son héritage judéo-chrétiens. En définissant l'Europe par des "valeurs" à géométrie variable dont chacun aime à se réclamer n'importe où sur la planète, ce texte facilite à l'évidence l'adhésion d'un pays auquel ni sa géographie, ni son histoire, ni sa religion ne donnent le droit de se dire européen.
Gabriel Thomas, 25 mai 2005.
Chirac poursuit dans sa lettre : «[avec la Constitution européenne] pour la première fois de son histoire, les droits et les libertés seront reconnus par l'Union européenne elle-même et garantis à tous les citoyens européens». Ainsi, «ils s'imposeront à tous les Etats-membres, qu'il s'agisse du pluralisme, de la non-discrimination, de la tolérance, de la justice, de la solidarité, de l'égalité entre les femmes et les hommes, du respect des minorités». La France «ne saurait transiger avec ces valeurs et ces principes», assure Jacques Chirac.
C'est doublement FAUX :
1) Tous ces droits et libertés sont déjà contenus dans les "critères politiques de Copenhague". Or la Commission européenne et les chefs d'Etat et de gouvernement ont estimé que la Turquie y répondait "suffisamment" et ils ont autorisé le 17 décembre 2004, sur cette base, l'ouverture de négociations avec Ankara le 3 octobre prochain.
2) La Constitution ne fera franchir à l'Europe aucune étape supplémentaire dans l'affirmation de ses valeurs. Bien au contraire, elle "transige" avec ce qui fait son identité même : sa culture et son héritage judéo-chrétiens. En définissant l'Europe par des "valeurs" à géométrie variable dont chacun aime à se réclamer n'importe où sur la planète, ce texte facilite à l'évidence l'adhésion d'un pays auquel ni sa géographie, ni son histoire, ni sa religion ne donnent le droit de se dire européen.
Gabriel Thomas, 25 mai 2005.
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