Ce qu'ils en pensent...
1/ "Historiquement et culturellement, la Turquie a peu de choses en commun avec l'Europe. Ce serait une grande erreur de l'incorporer à l'Union."
Benoît XVI
2/ Mgr Edmond Farhat, nonce apostolique à Ankara, dénonce "une déchristiannisation institutionnelle" dans ce pays de culture musulmane où "la liberté religieuse n'existe que sur le papier".
3/ Cette histoire d’élargissement est tout à fait absurde. La Turquie maintenant est candidate, demain ce sera le Zimbabwe ! A six déjà, cela marchait cahin-caha, à neuf cela s’est arrêté, se bloque et disparaît, alors à douze ou treize… Tout cela n’a plus rien à voir avec l’idée qui était celle de la construction européenne”.
Jacques CHIRAC - RMC - 25 Avril 1980
4/ (...)Il est particulièrement anachronique de refuser la libre expression en France sur un sujet aussi capital que la Turquie au moment où un équilibre démocratique s'installe enfin au niveau européen... il est «totalement irréaliste» d'envisager que les Français puissent, seuls en Europe, être consultés par référendum, «dans dix ou quinze ans
François Bayrou - Le Figaro- 28 Octobre 2004
5/ "C'est un sujet complexe et sensible. A titre personnel, je crois qu'il faut être prudent, voire réservé sur l'entrée de la Turquie en Europe."
Nicolas Sarkozy - La République, les religions, l'espérance, Novembre 2004
6/ "On a même été jusqu'à nous expliquer, doctement que la Turquie fut historiquement une nation européenne. La saillie est assez farce. Comme si les invasions répétées de l'Europe par l'Empire Ottoman donnaient le droit à la Turquie de se prétendre européenne."
Jean-François Kahn - Marianne - 16 Octobre 2004
7/ "Comment accorder l'asile politique à des opposants turcs victimes de persécutions, tout en assurant que la Turquie a fait des progrès décisifs en matière de droits de l'homme ?"
Matthias Wissman - ancien ministre allemand - cité par Valeurs actuelles - 29 Octobre 2004
8/ "L'Europe business peut faire l'impasse sur ses frontières, car on n'a pas besoin d'identité pour échanger des marchandises. Une Europe-puissance, elle, doit se circonscrire, car il n'y a pas d'action au-dehors sans l'assurance d'un-dedans. Un problème de limite géographique - Turquie ou pas Turquie ? - est un problème d'identité spirituelle, à la limite du principe vital."
Régis Debray - La Feu sacré : fonctions du religieux, Fayard, 2003.
9/ "Toute race et toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise quant à l'esprit à la discipline des Grecs est absolument européenne "
Paul Valéry
10/ "Faut-il également rappeler l'adoption par le Parlement européen, le 18 juin 1987, d'une résolution qui subordonnait l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, non seulement à la reconnaissance du génocide des Arméniens, mais également à la prise en compte de la question kurde, à l'évacuation des forces armées turques de Chypre, au respect de la démocratie en Turquie ?"
Ara Krikorian - Pdt du Comité de défense de la cause arménienne.
11/ "Pour les Turcs eux-mêmes comme pour les Occidentaux, "turc" finit par devenir synonyme de musulman. Aucun autre peuple ne montra autant de fidélité et d'attachement à l'Islam. Le djihad contre la Chrétienté fut repris par les Ottomans - de toutes les grandes dynasties musulmanes, celle qui montra le plus de ferveur et de constance à défendre la foi musulmane et à veiller à l'application de la charia."
Bernard Lewis, Histoire du Moyen-Orient : deux mille ans d'histoire de la naissance du christianisme à nos jours, Albin Michel, 1997.
12/ "L'Europe est une création du Haut Moyen-Age. Elle est née de la conjonction de trois phénomènes : la chute de l'Empire romain qui a cédé la place, pour le meilleur et pour le pire, a un système politique éclaté entre plusieurs Etats indépendants et qui a libéré les forces productives d'une confiscation parasitaire des richesses par l'Etat ; une révolution religieuse, le triomphe du christianisme augustinien, qui a permis l'émancipation progressive du pouvoir politique et du savoir intellectuel ; la conquête arabo puis turci-musulmane, qui a fixé le territoire européen en en retranchant définitivement la rive sud de la Méditerrannée."
Jean-Louis Bourlanges, député UDF - Le Figaro - 28 Décembre 2004
13/ "... Certes la Turquie a accompli une révolution laïque. Mais cette révolution n'empêche pas les mosquées de pousser aujourd'hui comme des champignons, ni l'islamisme radical de prospérer."
Aalin Besançon - Le Figaro - 19 Mai 2005
14/ "La Turquie est un pays proche de l'Europe, un pays important qui a une véritable élite, mais sa capitale n'est pas en Europe, elle a 95% de sa population hors d'Europe, ce n'est pas un pays européen."
14 bis/ "La Turquie dans l'Europe, c'est la fin de l'Europe".
Valéry Giscard d'Estaing - Député UMP
15/ "Il ne fait aucun doute que la Turquie est un enjeu majeur pour la sécurité occidentale, et ce, depuis des années, sans pour autant que celle-ci ne soit membre de l'Union européenne. L'adhésion n'y changerait rien. Il se peut que la Turquie puisse être un rempart contre le fondamentalisme. Il se peut tout aussi bien qu'il se produise une dérive fondamentaliste en Turquie malgré l'adhésion, et cela ne semble pas avoir traversé l'esprit des avocats de l'entrée de la Turquie."
Note de Franz Fischler, commissaire européen à l'agriculture, à l'attention de Günter Verheugen, commissaire chargé de l'élargissement, transmise le 30 juillet 2004.
16/ "La plus forte raison de s’opposer à l’adhésion de la Turquie est une question de démocratie : la majorité de la population de l’Union européenne n’en veut tout simplement pas. "
Frits Bolkestein, ancien ministre néerlandais et ancien commissaire européen
17/ "L'adhésion de la Turquie serait une décision aberrante !"
Robert Badinter - Ancien ministre de la Justice français - Ancien président du Conseil constitutionnel
18/ "Quand j’ai entendu le président me dire qu’on était tous descendants de Byzance ! on a promis n’importe quoi aux Turcs qu’on ne pourra tenir. Je ne crois pas que les Turcs entreront un jour dans l’Europe. "
Claude Goasguen - Député UMP -Président du groupe UMP au Conseil de Paris
19/ "Elargir indéfiniment l'Europe ne peut que porter atteinte à la vision de l'Union européenne que nous portant en la réduisant à une simple zone de libre-échange."
Marielle de Sarnez - Députée européenne UDF
20/ "La Turquie, le rêve inespéré de tout islamiste.[…] Les grandes manoeuvres ont d’ailleurs déjà commencé. On le sait, le parti au pouvoir à ANkara se définit comme “islamiste modéré”. Je ne vois pas très bien en quoi consiste un islamisme qui serait “modéré”, mais enfin passons.
La Turquie, c’est le cheval de Troie du fondamentalisme pour tenir l’Europe sous sa coupe, pour faire peser sur notre continent une épée de Damoclès tellement efficace que les Européens préféreront une assimilation, lente et sournoise, à un combat qui ne semble plus à leur hauteur.
Voilà pourquoi je m’oppose résolument, totalement, et absolument à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne et même à l’ouverture de négociations allant dans ce sens.[…] Et comment négocier avec un pays qui, le plus officiellement du monde, déclare qu’il entend rejeter l’héritage laïc d’Ataturk, le fondateur de la Turquie moderne, pour lui substituer une constitution fondamentaliste?
Quand on me dit que la Turquie est “mûre” pour rejoindre l’ Europe, cela me fait bondir."
Général Bigeard - Extraits de "Adieu Ma France".
21/ "Avec le temps de plus en plus de nos sanctuaires au nord de l'île se transforment en ruines. Les Turcs s'efforcent de faire disparaître toute trace de l'hellénisme et du christianisme sur l'île."
Paphos Chrysostome - Evêque orthodoxe, représentant du Saint Synode de Chypre.